le 14-04-08
Le romantisme
Au début du XIXe siècle, un mouvement artistique, appelé romantisme, voit le jour. Des peintres comme Antoine Gros, Pierre-Paul Prud’hon, Théodore Géricault, mais aussi Anne-Louis Girodet ou Théodore Chassériau en sont les représentants. Un des artistes les plus célèbres de l’époque, Eugène Delacroix, va devenir à partir de 1830 le chef de file de ce mouvement. Le credo de tous ces peintres ? Exprimer des sentiments personnels qui peuvent aller jusqu’à l’excès. Le romantisme, écrira Baudelaire dans son commentaire du Salon parisien de 1846, « n’est précisément ni dans la choix des sujets ni dans la vérité exacte, mais dans la manière de sentir. »Le romantisme est une étape essentielle de la modernité en peinture. S’opposant à la représentation classique, toute mesurée, de la nature et des personnages, il se caractérise par la revendication de l’individualité, la primeur de l’émotion et de la passion sur la raison, ainsi que, dans certains cas, par une attirance pour le fantastique.
Dès la Bataille d’Aboukir, consacré à l’épopée napoléonienne, Antoine Gros s’oppose à l’académisme d’un David. Anne-Louis Girodet avec Ossian ou Atala au tombeau font surgir une atmosphère onirique. Géricault cultive le mouvement, la hardiesse de la touche, une passion pour les chevaux – courses ou combats - et les aliénés.
Dans Le Radeau de la Méduse, il fait preuve d’un réalisme d’une grande crudité, un réalisme qui lui sera fortement reproché. La Mort de Sardanapale, de Delacroix, n’est que tourbillon, énergie, violence, intensité, torsion des corps… Le romantique est solitaire, en proie au doute, au désespoir. Mais en même temps, il est pleinement de son époque : il se passionne pour les événements issus de l’actualité et les met en scène comme autant d’épopées héroïques. Le Radeau de la Méduse, de Géricault, Scènes de massacres de Scio ou La Liberté guidant le peuple, de Delacroix, sont autant de tableaux en prise directe avec le contexte historique dans lequel ont vécu ces artistes.
Les romantiques manifestent également un grand désir de l’ailleurs. L’Orient recueille particulièrement leurs faveurs : au cours d’un voyage en Afrique du Nord, Delacroix rapporte des carnets remplis de dessins, de croquis et de notes qui lui serviront à exécuter des toiles comme Femmes d’Alger dans leur appartement ou Noce juive au Maroc, où il joue à merveille sur les forts contrastes entre l’ombre et la lumière.
abonn-8 le 10 avril 2008 à 17: 55pas mal pour ,un premier dessin de nu, surtout que c'est pas évident!





