Histoire de l'Art
L’école de Fontainebleau

En 1530, le roi François 1er fait venir au château de Fontainebleau, dont il vient de décider la reconstruction, un artiste italien renommé, Rosso Fiorentino (1494-1540). Deux ans plus tard, il lui adjoint, deux ans plus tard, un collaborateur d’un immense talent, le Primatice, qui a vu le jour en 1504 à Bologne. Rosso et Le Primatice introduisent à Fontainebleau le maniérisme, né à Rome et à Florence au début du XVIe siècle. Sous l’impulsion de ces deux peintres et d’autres Italiens, comme Niccolò dell’Abate, qui vont s’installer pour plusieurs décennies (jusqu’en 1570 environ) au château de Fontainebleau, naît un courant original connu sous le nom d’école de Fontainebleau.
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A partir de 1907, un mouvement artistique entreprend de traiter la nature par des figures telles que le cube, la pyramide, le rectangle ou le cercle. Le critique d’art Louis Vauxcelles parlera à l’égard de ces toiles révolutionnaires de « bizarreries cubistes », nom qui sera par la suite donné aux peintres.
Pablo Picasso, sous l’influence des formes géométriques de Paul Cézanne et de l’art négro-africain, ouvre la voie de cette nouvelle peinture avec Les Demoiselles d’Avignon (1906-1907). Il détruit les systèmes classiques de représentation (perspective, nuances et modelés) et réinterprète librement la nature.
Les cubistes adoptent plusieurs angles de vue pour la figuration d’un même objet, qui est disséqué en multiples facettes dispersées à plat sur la toile pour en recouvrir toute la surface. La forme prédomine sur la couleur, la composition est privilégiée, et les teintes sont sourdes, limitées à des ocres, des bleus, des verts. Le Portrait de Kahnweiler (1910), de Picasso, dans lequel l’effigie implose en petites facettes, ou Nature morte à la bouteille (1911), de Georges Braque, où l’objet est déconstruit en prismes et arêtes vives, sont des oeuvres représentatives de la première période, appelée cubisme analytique.
En 1911, les peintres introduisent dans leurs œuvres des chiffres ou des lettres au pochoir. L’année suivante, ils expérimentent pour la première fois la technique du collage : ils fixent sur la toile de nouveaux matériaux : papiers peints, tissus, faux bois. Le peintre espagnol Juan Gris y ajoute, lui, des morceaux de miroir. Cette invention du collage ouvre la voie à la seconde période, dite cubisme synthétique. Ce sont les oppositions entre les différentes sortes de matériaux qui dessinent l’objet que veut représenter l’artiste. Le Violon (1913-1914), de Georges Braque, est figuré par les fragments collés de journaux, tout comme Nature morte à la fenêtre ouverte (1915), de Juan Gris, mélange de peinture et de collages.
Après la Première Guerre mondiale, chacun des créateurs du cubisme reprend sa liberté par rapport à celui-ci.
Le Fauvisme

Au Salon d’Automne de 1905, un groupe de peintres exposés dans une des salles fait scandale : les couleurs violentes de leurs œuvres, que les spectateurs jugent particulièrement agressives, défraient la chronique. Un « pot de peinture jeté à la face du public » écrira le critique Camille Mauclair.
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Au début du XIXe siècle, un mouvement artistique, appelé romantisme, voit le jour. Des peintres comme Antoine Gros, Pierre-Paul Prud’hon, Théodore Géricault, mais aussi Anne-Louis Girodet ou Théodore Chassériau en sont les représentants. Un des artistes les plus célèbres de l’époque, Eugène Delacroix, va devenir à partir de 1830 le chef de file de ce mouvement. Le credo de tous ces peintres ? Exprimer des sentiments personnels qui peuvent aller jusqu’à l’excès. Le romantisme, écrira Baudelaire dans son commentaire du Salon parisien de 1846, « n’est précisément ni dans la choix des sujets ni dans la vérité exacte, mais dans la manière de sentir. »
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C’est le nom d’un courant artistique qui s’est développé en France durant la seconde moitié du XIXe siècle et qui a entraîné une véritable révolution dans la peinture. Dans un monde en pleine mutation, les impressionnistes cherchent à représenter le temps présent, à restituer l’idée de mouvement. Ils s’installent en plein air, pour peindre « sur le motif », et observent les variations de l’air et de la lumière selon l’heure, le climat, la saison. Neige, brouillard, soleil, ils montrent la nature dans tous ses états et inventent une nouvelle perception du réel.
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